Animal'z

Publié le par k.bd

Animal'z
Synopsis

Voici un monde dont on ne sait trop s’il est le notre, s'il est notre futur lointain, ou notre proche avenir. Le climat s'est brutalement et violemment déréglé. On a appelé ça le Coup de Sang. Quelques humains survivent, isolés, méfiants, individualistes, à travers les océans devenus seul refuge viable. Les terres sont trop dangereuses. L'eau potable est l'ultime richesse. Pourtant, un petit espoir existe. Il s'appelle le Détroit D-17. Et les humains qui se raccrochent encore à cet espoir convergent tous vers lui.

Nos avis

Animal'z est un album qui pousse au clivage entre ceux qui adhèrent totalement à l'état d'esprit d'Enki Bilal et à son style, et ceux qui s'en seront lassé.
Assurément, c'est le côté graphique qui est d'abord mis en avant. Pour son esthétisme décalé pour certains, pour son dépouillement confinant à la paresse de l'auteur, chez les autres.
L'utilisation de la couleur sombre du papier comme fond, les quelques touches de couleur, le noir, le blanc, le rouge et le bleu, venant donner un peu de vie et accentuer plus encore le délabrement apparent de ce monde. S'ajoute à cela une absence de décors, très stylisés, qui pousse à ne s'intéresser qu'aux personnages qui prennent place devant nous. Le débat n'est pas tranché, entre contributeurs, quant à savoir si tout ceci relève du génie artistique ou alors de la facilité prétentieuse. Là où certains estiment que l'esthétique rajoute à l'ambiance de l'histoire, les autres rétorquent qu'au contraire, elle ne vient que limiter l'imagination par rapport à un monde finalement trop étriqué.
 
Car le scénario ne parvient pas à mettre tout le monde d'accord non plus. Encore une fois, il est reproché à Bilal de rester dans ses chemins balisés, l'anticipation, l'écologie, les comportements nihilistes... Même son idée de seconde peau ne se retrouve pas être une innovation.
Les plus sévères d'entre nous estiment même le scénario presque absent, vide, sans péripéties réelles, qui nous permettraient de vibrer avec les personnages. Et pourtant, ces personnages nous attirent tout de même. Leurs individualités ne tardent pas à s'imbriquer, à créer de nouvelles relations, et au final, à faire l'essentiel de l'histoire. Ce qui n'est pas vraiment en contradiction avec ceux qui estiment qu'il ne s'y passe rien. Il faut juste réussir à accepter de ne pas tout savoir. Qu'il y ait du vide, du blanc.
Le rythme du scénario divise encore. Trop long à se mettre en place pour certain d'entre nous, pour d'autres, il se termine en queue de poisson sans donner de véritable solution à l'intrigue.
 
Et pourtant, malgré toutes ces oppositions, Animal'z est un album qui a globalement la côte chez nous. Bilal peut être tranquille, son nom et son style parviennent encore à capter les lecteurs. Mais cet album-ci ne laisse pas indifférent. Il horripile, ou il passionne. Il n' a pas de demi-mesure avec lui.
Mo' la fée, Paul B, Yaneck et Zorg ont beaucoup aimé, Vickay, lui, n'a pas aimé du tout.

  signature Yaneck






Publié dans Synthèses

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Commenter cet article

Mo' la fée 04/04/2010 13:38


Quel suspens en attendant ! ^^ Je viens te lire dès que c'est possible


Lunch 04/04/2010 00:12


Oyez, Oyez, lecteurs de k.bd, équipe de k.bd !
Car j'ai enfin chroniqué ce magnifique album de mon auteur préféré !
Alors pour un avis complet qui est le mien propre, venez le voir sur mon site : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=animal
Attention aux yeux, car cet album ne se passe pas de commentaires :)


Loula 21/02/2010 20:22


Le dessin, rien à redire, mais je fait partie de ceux qui ont trouvé le scénario plutôt vide. D'ailleurs je pensais le dire sur mon blog après ma lecture, mais là, je me rend bien compte que je ne
me souviens pas de grand chose...


Lunch 21/02/2010 14:41


J'ai lu une partie de la chronique à ma copine, elle hurle d'apprendre que certains osent remettre en cause le style, sublime et travaillé, de Bilal.
Il faut dire que je suis un peu de son avis, il n'y a pas de place au dépouillement dans son dessin, c'est un travail d'orfèvre, et franchement, Enki Bilal étant mon auteur préféré, je ne saurais
la contredire.