Dr Slump, tome 1 (Toriyama)

Publié le par k.bd

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Suite et fin de ce mois consacré à la BD jeunesse. Un mois durant lequel toute l'équipe de K.BD aura eu le plaisir de retomber, le temps d'une lecture, dans la douceur de l'enfance.

Nous avons décidé de finir ce mois d'août avec la série qui à rendu célèbre Akira Toriyama. Car le nom de Toriyama est mondialement connu et lié au succès de Dragon Ball. Et pourtant c'est en 1980 que cet auteur à l'imagination débordante décide de créer le Docteur Slump et l'ensemble de l'univers loufoque qui entoure Aralé et ses amis.

 

Ce Manga à eu bien du mal à arriver en France  (15 ans !) et personnellement  (comme beaucoup de trentenaires je suppose), la première fois que j'ai découvert la série Docteur Slump, c'était sous forme d'animé, lorsque celui-ci était diffusé sur les chaînes Françaises et dont le générique résonne encore dans toutes les têtes (et surtout dans celle de Champi ^^).

A l'époque je crois que Docteur Slump était l'un des dessins animés les plus déjantés, avec l'inévitable "Collège fou, fou, fou..." bien sûr. Mais bref, aujourd'hui nous parlons bel et bien du manga humoristique et loufoque à l'origine de tout cela, et qui donne tout son sens à la traduction Française du mot "manga" (images dérisoires).

 

Le Docteur Senbei Norimaki (le fameux Dr. Slump) est un inventeur de génie capable de créer en quelques pages, un robot nommé Aralé. Sous ses airs de petite fille sage à lunettes, Aralé est en réalité un véritable danger public. Dotée d'une force Herculéenne, malicieuse et très (trop ?) curieuse, Aralé va venir rapidement troubler le calme de la charmante petite bourgade de Pingouin. Chaque page est l'occasion pour Akira Toriyama d'expérimenter de nombreux gags, souvent absurdes, "pipi-caca" ou axé sur le côté "vieux vicieux" du Docteur. Bref Toriyama s'est fait plaisir en utilisant cette série comme d'un terrain de jeu sans aucune limite.

Un laboratoire d'expérimentation scénaristique bien sûr mais principalement graphique, car comme le signalent justement Badelel et Lunch, le character design de la série Docteur Slump préfigurait celui que nous allions découvrir quelques années plus tard dans Dragon Ball.

Un dessin caractéristique, identifiable au premier coup d’œil, en partie grâce au style SD (super deformed) et tout en rondeur que Toriyama applique aussi bien aux protagonistes qu'aux véhicules qu'il créé. L'auteur fait également preuve d'une imagination débordante. Sa galerie de personnages est tout simplement hallucinante, se réappropriant quelques héros célèbres comme Superman ou glissant tout au long du récit des clins d'oeil à la culture Nipponne des années 80.

 

Pour finir, je dirais que je rejoins Champi dans sa conclusion. Docteur Slump n'est certes pas à mettre entre toutes les mains, car cette série est loin d'être politiquement correcte avec ses gags souvent bas de plafond et ses allusions sexuelles. Mais il faut reconnaître que cet humour léger et absurde fait du bien aussi de temps en temps.

Pour Badelel et Lunch, le constat est quelque peu différent. Si nos deux amis soulignent une certaine fraîcheur, ils regrettent aussi (surtout Badelel) un côté bien trop répétitif et lassant, donnant l'impression d'une accumulation de gags sans grand renouvellement. Match nul donc, il ne vous reste plus, chers lecteurs, qu'à vous faire votre propre idée au sujet de cette série.

 

Rendez-vous en septembre pour un nouveau thème. Et le moins que l'on puisse dire c'est que nous allons commencer avec du lourd, du très, très lourd !

 

 

 

 

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Publié dans Synthèses

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Lunch 31/08/2011 14:05


Il peut aussi y avoir un gouffre entre ce que nous avons vu dans notre jeunesse à la TV, et ce que nous lisons aujourd'hui en manga.
La série est la même mais le contenu peut être assez différent, à cause de la censure existante dans les dessins animés des années 80'.
Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, même Dragon Ball subissait la loi de la censure, raccourcissant des combats qui n'étaient pas non plus très violents. Mais le CSA a bien veillé pour ne pas
exposer la jeunesse à la violence télévisuelle.

En comparaison, des séries comme Ken le Survivant ou City Hunter (Nicky Larson en France) ont été largement censurées. La première pour excès de violence flagrant (décider que c'était une série
jeunesse était une erreur de casting évidente), la seconde pour les facilités du héros à avoir une érection dès qu'il voyait une jolie fille (tout le temps, en somme).
Bien entendu, ces censures creusaient la différence entre ce que l'on voyait et ce que l'on peut lire aujourd'hui (la version non censurée) dans les mangas.

Je ne sais pas pour Docteur Slump, je n'ai pas revu les épisodes depuis, si des censures ont été appliquées sur les gags les plus graveleux. Certes, nous nous rappelons encore que le Docteur Senbei
était un pervers (tout comme Tortue Géniale dans Dragon Ball), mais dans les faits, qui sait si nous avions droit à tout voir à l'époque ?


Sara 31/08/2011 10:15


Je me souviens d'une série assez graveleuse en fait...Donc effectivement, à ne pas mettre entre toutes les mains. Cela dit, c'est toute mon adolescence et à l'époque, ça me faisait bien marrer.


Joelle 29/08/2011 15:51


Je ne connaissais pas du tout, que ce soit le manga ou la version animée (bon, j'avoue que je n'étais plus une enfant quand c'est arrivé en France ! mdr !) ! Mais je suis toujours étonnée de
découvrir que la notion "pour la jeunesse" peut être différente d'un pays à l'autre ;)


jerome 28/08/2011 18:08


C'est vrai que ce 1er volume est excellent mais par la suite il y a quelques histoires franchement très moyennes.
Mon avis ici : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2009/12/dr-slump-t1-ultimate-edition.html